Dans moins de trois semaines, nous nous envoleront pour l'Inde...

Après plusieurs mois de préparatifs, l'heure du départ approche et nous avons décidé de créer ce blog pour y consigner le récit de notre voyage et vous faire partager nos expériences indiennes.
N'hésitez pas à nous laisser vos commentaires...

mercredi 3 août 2011

De Delhi à Mamallapuram

Une fois à Dehli, nous avons récupéré nos sacs et sommes allés dans le vieux centre de la ville (en métro) où nous avons visité le Red Fort.

Pour s y rendre, nous avons pris le métro aérien qui relie l'aéroport au centre ville. Il est tout neuf (moins d'un an), très moderne, avec climatiation, indicateur de trajet et à côté duquel notre rer B a un côté tiers monde. Ce trajet coûte assez cher et peu d'Indiens l'utilisent (les business men et les touristes). 
Après, nous avons pris le VRAI métro, celui utilisé quotidiennement, c'est a dire a  qu'il y a vraiment beaucoup beaucoup de monde. Le métro est neuf lui aussi, propre et ultra sécurisé (fouille au corps à l'entrée, passage des sacs au scanner et détecteur de metaux)

 Une fois sortis du métro, c'est le choc de l'arrivée : du bruit, de la poussière et beaucoup de misère. On s'y était un peu préparés (Delph s'était même entraînée à ne plus pleurer en regardant le JT de France 2) mais comment rester insensibles face à des enfants très très maigres recherchant de quoi manger dans des tas d'ordures ? Impossible de marcher sur les trottoirs, ceux-ci sont occupés par tout un tas de SDF et nous nous retrouvons sur la route, au milieu du trafic incessant des rickshaws et des bus. L'accueil est assez brutal ! 


A l'intérieur de cette immense forteresse, on retrouve  nos esprits un peu de calme.
Sur place le Red Fort nous a impressionnés par son calme et sa taille, a l'abri du tumulte de la ville, les indiens étaient étonnés par notre présence (pourtant il y a beaucoup de touristes). Tout le monde nous dévisageait et certains nous prenaient même en photo (a la dérobée néanmoins).

Nous n'étions pas inquiets pour autant, car c'est ce qu'on avait lu avant le départ, de plus, ce n'était pas pour nous solliciter, mais seulement par curiosité


Après 3h de visite, nous avons regagné l'aéroport pour prendre le vol interieur pour Chennai (Madras), le vol a été un peu agité (petit avion), et nous avons eu du retard, ce qui  a sûrement entrainé le départ du taxi qui était censé nous attendre à l'aéroport et nous emmener directement dans la GuestHouse que nous avions réservée.
C'est là que le cauchemar commence !

A l'arrivé, pas de trace de notre chauffeur... Nous avons donc pris un Pre-Paid Taxi  (1100 Rs au lieu des 800 prévus) pour nous emmener à Mamalapuram (60 Km au Sud de Chennai). Nous montons donc cette voiture ambassador conduite par un garçon vraiment TRES jeune. Nous avions à peine démarré que celui -ci a commencé à passer tout un tas de coups de téléphone. Là on s'est imaginé plusieurs scénarii :
  1. Il appelle sa mère pour la prévenir qu'il n'est pas près de rentrer puisqu'il vient d'être embauché pour une longue course (3h aller-retour). On rappelle qu'il n'a pas l'air d'avoir 16 ans !
  2. Il appelle ses amis brigands pour les prévenir qu'il vient de se récupérés deux pigeons européens qui viennent de débarquer en Inde avec 1 000 balles dans leurs valises.
 On reconnait avoir carrément paniqué mais on a des excuses :
- on venait de débarquer dans ce pays inconnu
- il faisait nuit
- tous les panneaux routiers étaient écrits en Tamoul (impossible de savoir si nous allions dans la bonne direction)
- le chauffeur avait cru nous faire plaisir en troquant la radio locale contre une radio diffusant de la musique classique occidentale. En fait, les symphonies de Bach ne faisaient qu'augmenter notre strees : ça faisait carrément film d'horreur !
- pas de ceintures de sécurité
- le chauffeur roulait vraiment à l'indienne, c'est à dire vite et n'importe comment et n'avait surement pas l'âge d'avoir un permis de conduire

Dès que le chauffeur ralentissait (pour éviter les nids de poule), on se disait : c'est la fin, il va sortir un flingue, prendre notre argent et nos passeports et nous laisser seuls sur le bord de la route...  Faut vraiment qu'on arrête de regarder la télé ! Après 1h30 d'angoisse, nous sommes arrivés  sains et saufs dans le village de Mamallapuram. Ce village, pourtant touristique était désert à 1h30 du matin et impossible de trouver l'hôtel.... Pourtant le taxi a fait tout son possible (4 fois le tour du village), mais personne pour nous indiquer le chemin.



 Nous avons donc atterri au Sea Breeze Hotel, seul ouvert a 1h30 du matin. Le prix est quatre fois plus élevé que l'hôtel que nous avions réservé (ça reste quand même très raisonnable : 30 €) et nous n'étions pas position de négocier.



Face à la mer, et avec piscine, personnel au petit soin, nous avons décide d'y rester la deuxième nuit malgré le prix un peu élevé pour l'Inde. Trop la flemme de remballer nos affaires si vite et envie de profiter de la piscine !

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